La Voie Poem by Feriel Gargouri

La Voie

Elle avait une voix échappant aux rouages,
Du temps espiègle et forçant l'oubli,
Elle avait des yeux rouges, signe du souvenir,
Encombrant de pages blanches son livre de vie.
En ébullition, l'eau ne coula sous les ponts
Il s'amasse là en son cœur à retardement
Lentement une maison se formera
Au delà de l'éternelle illusion
Car son coeur frêle est pour les autres un toit
Mais qui bercera ensuite l'émulsion?
Sans la plonger plus profond dans le froid
Dans l'abîme, du toi enclave, désillusion.
Monde intérieur et monde mondain
Se mélangent dans son coeur éternel
Qui ne sait que trop bien pourquoi
Les particules dans son coeur, gangrènent
Et que bientôt, plus rien ne vivra
Que le pur et le vrai, du charme éthernel.
Et bientôt, à son dos, l'éther se penchera
La lumière épanchant l'immensité de ces peines.
Il les déléguera à Léthé docile et limpide
Qui avalera pour elle les pierres du passé
Qui avalera pour elle les douleurs comprimées
Prenant l'amnésie, comme un sucre dilué
Invisible et doux, dans l'amertume d'un café froid.
Par le souvenir, manteau fardeau du poids de l'était.

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